J’ai décidé d’être libre

N’avez-vous jamais eu la sensation d’être entraînée dans une course folle sans vraiment avoir le temps de vous demander: “Pourquoi je fais tout ça?”

Crédit Photo: Patrick Photographiste

Tout d’abord faisons un peu connaissance…

Je suis en couple et maman de deux merveilleux petits garçons.

L’aîné, mon “Petit lapin”, âgé de cinq ans est un adorable ptit gars doux, vif d’esprit, espiègle, cascadeur mais un peu tête en l’air (peut-être est-ce typique à son âge? Il faudrait que j’étudie la question).

Le cadet, mon “Chaton chou”, 8 mois et demi est plein de vie, câlin, curieux et entier: quand ça va ça se voit, il rit et sourit à la moindre occasion, mais quand ça ne va pas il le fait savoir et si on est lent à la détente il le fait d’une voix tonitruante! Il est en ce moment “ma 2ème peau”. En d’autres termes je fais encore peu de choses sans qu’il ne soit à proximité. Autant vous dire qu’il peut m’être compliqué pour l’instant de mener une activité de bout en bout quand il est éveillé.

Côté cœur, je suis fiancée, bientôt mariée à “Doudou”, un charmant jeune homme intelligent, créatif, plein d’humour et bout en train, sportif mais dont le gris n’est pas trop la couleur favorite, c’est souvent tout noir ou tout blanc. Il carbure souvent à l’envie – quand j’ai envie je déplace des montagnes, quand j’ai pas envie et bin ce sera quand j’en aurai envie 🙂 . Il cuisine super bien mais est un peu allergique au rangement, en mode je dépose ce que j’ai dans la main à l’endroit le plus proche de ma main. C’est ainsi que les assiettes ont du mal à atteindre le lave-vaisselle et les bouteilles vides la poubelle… Vous avez le même à la maison c’est ça?  Mais il fait des efforts et s’améliore…

Quant à moi maitrise de psychologie en poche, j’ai été consultante et formatrice en insertion professionnelle puis coordinatrice/responsable de site dans un cabinet RH avant d’être licenciée économique. J’ai repris une année d’étude pour obtenir un master en management à la fin de laquelle je tombe enceinte de mon 2ème. Et là…après mon accouchement en m’attachant à ce petit être, voyant mon bébé grandir, savourant chaque jour les petits pas de son développement et l’accompagnant dans sa découverte de la vie, je commençai à me questionner… “Suis-je obligée? “.

Crédit photo: Denis Bocquet

Ainsi se profilait pour moi la question de la liberté.

En effet, aujourd’hui je ressens le besoin de profiter de ma famille, de mes enfants, de les voir grandir, d’être plus présente pour eux . Alors, oui, pourquoi serais-je obligée de reprendre le boulot, alors que j’aspire à autre chose? Pourquoi serais-je obligée de me séparer de mon bébé, rater ses premières fois, ne le voir que quelques heures par jour et lui imposer des grosses journées de crèche? Pourquoi devrais-je rallonger les journées de mon aîné par la garderie et ne passer que peu de temps avec lui en semaine, le soir, dans le peu de temps qui reste après avoir fait le dîner, le bain, le coucher, parfois dans un stress général?Pourquoi ensuite s’écrouler de fatigue et copier-coller cette journée jour après jour?! Tout cela  “Parce qu’il le faut bien”…

Ce n’était plus pour moi une raison nécessaire et suffisante.

Résultat : j’ai pris un congé parental… Bon financièrement ce n’est pas vraiment folichon. Mais ensuite sont venues les questions: Après quoi je cours? Qu’est-ce que je veux vraiment? Qu’est-ce qui compte pour moi? Quelles sont mes valeurs? C’est quoi l’essentiel pour moi? N’ai-je vraiment aucune autre alternative?

La société exige de nous que l’on soit la parfaite maîtresse de maison qui cuisine de bons petits plats avec une maison en parfait état,  une mère et une conjointe attentionnée, disponible, patiente et créative, une femme mince, sportive, soignée et tirée à quatre épingles, une femme indépendante, cultivée et qui gagne bien sa vie. Rien que ça! Je caricature? Toutes ces injonctions conscientes ou inconscientes qui sont plus ou moins dissonantes par rapport à la réalité de nos moyens, peuvent générer insidieusement un stress voire un sentiment de culpabilité. “Je n’y arrive pas”. “Je n’y arriverai jamais”. Voire même à se comparer parfois à d’autres mamans dont on ne voit en fait qu’une partie de leur réalité et s’estimer ne pas être à la hauteur.

Aujourd’hui je dis stop. Je veux défaire le fil et le retisser dans le bon sens, pour que ma vie soit dans son vrai sens! Celui de la cohérence avec moi-même!  Celui de la liberté! Celui du bonheur!

Pourquoi? Parce que sans l’assurance d’être à sa place  et non pas celle que veut volontiers nous donner x ou y, nous vivons en permanence avec une insatisfaction, une frustration que nous essayons de combler dans cette course effrénée qui manque souvent de sens.

Alors exit le mauvais stress, exit les moules dans lesquels il faudrait absolument rentrer, exit le sentiment de culpabilité, exit ce qui pèse, prend trop de place et n’est pas essentiel!

Bonjour mes objectifs, bonjour mes rêves, bonjour nouvelles expériences, bonjour Liberté! Sky is the limit! 🙂

Vous trouvez-vous au même stade que moi?  Avec un désir de plus en plus irrépressible de liberté? Vous êtes au bon endroit! J’ai décidé de partager avec vous à travers ce blog pour vous convaincre que la solution est … le congé parental!!!

Non plus sérieusement. Il est évident que la question n’est pas là .  L’idée est de pouvoir prendre ensemble de la hauteur pour chacune mettre les bœufs et la charrue de sa vie dans le bon ordre. (Oui bon j’ai trouvé pratique cette métaphore agricole).  Il s’agira d’essayer de prendre les meilleures décisions afin de s’écouter et en fonction, organiser et simplifier sa vie de façon à ne plus subir le cours du temps, être zen et se réaliser.

Je vous embarque donc dans mon aventure! Pas de recette magique, mais le fruit de mes lectures, de mes recherches et les résultats de mon expérimentation: réussites, erreurs, astuces etc., dont les principes qui en ressortiront pourront s’ils vous correspondent, se décliner dans la pratique sous différentes formes, en fonction de votre spécificité, de vos choix.

L’objectif à atteindre: construire une vie au service de son bonheur en étant artisan de sa liberté, reprenant le maximum de contrôle sur sa vie pour pouvoir se regarder dans le miroir et dire: “Je vis la vie qui me correspond, dans laquelle je peux être pleinement Mère, pleinement Femme, pleinement MOI!”

Alors dites moi en commentaire, traversez-vous vous aussi cette phase? Qu’est-ce qui vous pèse le plus dans votre vie en ce moment? Quels sont vos rêves?

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4 Replies to “J’ai décidé d’être libre”

  1. Moi je suis papa et j’ai décidé aussi d’être libre .
    Ton article me donne la force de continuer dans cette optique,pour pouvoir profiter à fond de ma famille.
    Je te souhaite bon courage pour ton blog.
    Ton mari qui t’aime .

  2. Le congé parental un rêve que j’en n’ai pas pu me permettre financièrement… quand les charges de la famille ont été calculées en fonction d’un salaire de cadre: bye bye les aides de la caf car on gagne trop mais l’ecart Indemnités de congé parental et le salaire n’est pas gerable. Tellement paradoxale.
    Je me retrouve tellement dans ton envie de liberté ;). J’ai choisi pour ma part la reconversion professionnelle pour passer à terme plus de temps avec mes enfants.
    Longue vie à ce blog!

    1. Oh comme je te comprends Laeti! La chute financière est vertigineuse lorsque l’on fait le choix du congé parental dans beaucoup de cas. Du coup, cela oblige pour ma part à trouver des solutions complémentaires pour assumer ce choix. J’en parlerai certainement dans un article “point d’étape” quand j’en aurai fait le tour, pour parler des avantages et inconvénients. Une reconversion professionnelle rondement menée est un moyen tout aussi louable ;). Je te souhaite une belle réussite dans l’accession à ta liberté! Merci beaucoup pour tes encouragements.

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